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Nouvelle-Calédonie : les discussions sur l’avenir de l’archipel mises à l’arrêt par la campagne présidentielle

· Politics

A neuf mois de l’élection présidentielle prévue le 18 avril et le 2 mai, les Calédoniens semblent résignés à ce que l’épineux dossier de l’avenir institutionnel reste en suspens jusqu’à l’arrivée d’un nouveau locataire à l’Elysée. Pourtant, en annonçant, le 8 mai, la tenue des élections provinciales fin mai, Sébastien Lecornu s’était engagé à réunir les partenaires autour d’une table « dès le mois de juillet », « à Nouméa ou à Paris ».

Au lendemain du scrutin, certains élus ont bien reçu un coup de fil du premier ministre, voire, également, du chef de l’Etat. « Mais c’était pour nous féliciter, aucune date n’a été annoncée pour la reprise des discussions », selon Milakulo Tukumuli du parti L’Eveil océanien. « Discuter, mais de quoi ?, demande pour sa part le député (Renaissance) Nicolas Metzdorf, élu de la coalition des Loyalistes. On m’a demandé si on était d’accord pour repartir sur des discussions sur la base de l’accord de Bougival. C’est hors sol, puisque ce texte a été rejeté par l’Assemblée nationale en avril et que depuis les seuls indépendantistes qui y étaient favorables. Ceux de l’Union nationale pour l’indépendance l’ont enterré. » Côté indépendantiste, le député communiste Emmanuel Tjibaou assure lui n’avoir eu « ni son, ni image de l’exécutif. De toute façon, la campagne a déjà commencé », estime-t-il.

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