Sénateur Les Républicains (LR) des Bouches-du-Rhône depuis 2020, Stéphane Le Rudulier ne sera pas candidat sur la liste soutenue par son parti aux élections sénatoriales, le 27 septembre. Début juillet, la commission nationale d’investiture (CNI) de LR ne l’a pas désigné pour intégrer l’union de la droite et du centre, que Les Républicains soutiennent. Elle lui a préféré une autre sortante, Valérie Boyer, élue elle aussi en 2020, et le maire de la petite commune de Graveson, Michel Pécout. Si la situation n’évolue pas d’ici au dépôt des listes, tous deux seront respectivement troisième et quatrième derrière la sénatrice sortante Brigitte Devésa (Union des démocrates et des indépendants, UDI) et le président (Renaissance) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier. Deux places qui, compte tenu des résultats des municipales de mars, sont loin de garantir l’élection.
Exit donc le sénateur Le Rudulier, pourtant présenté ces dernières années comme « une valeur montante » de LR. Tour à tour porte-parole national d’Eric Ciotti pendant les primaires de la droite en 2021, puis de Bruno Retailleau en 2022 lors des élections internes du parti, cet habitué des médias de la sphère Bolloré s’est aussi rapproché, un temps, de Gérald Darmanin, actuel ministre de la justice, dont il partage les origines nordistes.
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