Politique

Nuit blanche à Paris : le parquet classe sans suite les procédures contre les membres du groupuscule Civitas

Nuit blanche à Paris : le parquet classe sans suite les procédures contre les membres du groupuscule Civitas

Le parquet a rapporté, mardi 9 juin, avoir classé sans suite une procédure après une action du groupe intégriste catholique dissous Civitas lors de la Nuit blanche à Paris, et dans laquelle six personnes avaient été placées en garde à vue.

Ces personnes avaient été interpellées samedi soir, dont deux pour violences sur des élus, la maire socialiste du 10e arrondissement, Alexandra Cordebard, et le député écologiste Pouria Amirshahi, ayant indiqué avoir été bousculés lors de cette action menée à l’ouverture au public d’une installation artistique dans l’église Saint-Laurent, dans le 10e arrondissement.

Mais ces élus n’ont pu « reconnaître quiconque sur les photographies qui leur ont été présentées », a expliqué mardi le parquet. Par ailleurs, « l’exploitation de la vidéosurveillance a confirmé une bousculade généralisée, sans pouvoir déterminer de rôle actif de quiconque et notamment des personnes interpellées ». Toutefois, à l’issue des investigations, « aucune infraction n’était suffisamment caractérisée », a estimé le parquet, concluant au classement.

« J’ai personnellement reçu des coups »

« J’ai été bousculée avec mon équipe. J’ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus, qui voulaient nous empêcher d’entrer », avait précisé Alexandra Cordebard sur X. Dans un communiqué séparé, le député Pouria Amirshahi avait accusé le « groupuscule d’extrême droite intégriste antisémite et homophobe » Civitas, officiellement dissous par le gouvernement fin 2023, d’être responsable de cette action.

Dans un communiqué paru ce week-end, la Mairie de Paris avait dénoncé une action menée par des « militants intégristes d’extrême droite (…) afin d’empêcher la tenue d’une des œuvres de cette 25e édition de Nuit blanche consacrée à l’amour ».

Civitas avait appelé ses militants à perturber cette édition de Nuit blanche, dont la directrice artistique est la DJ Barbara Butch, cible de cyberharcèlement depuis sa prestation lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris en 2024.

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