Cinquante-quatre suspensions de plus en deux mois. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire (Parti socialiste), a annoncé mardi 9 juin que, à date, 132 animateurs de la Ville de Paris avaient été suspendus depuis le 1er janvier, dont 52 pour suspicions de violences sexuelles. Le précédent décompte communiqué le 3 avril faisait état de 78 suspensions dont 31 pour motif sexuel, sur un total d’environ 15 000 animateurs, pour la plupart vacataires, qui prennent en charge les quelque 110 000 enfants des 620 écoles parisiennes en dehors du temps scolaire. « Nous suspendons systématiquement dès qu’il y a le moindre signalement », y compris en cas de violence éducative dite ordinaire, a martelé le maire à la sortie de l’école Colonel Moll, dans le 17e arrondissement de la capitale où il effectuait un déplacement avec son adjointe chargée des affaires scolaires, Anne-Claire Boux (Ecologistes) et le maire de l’arrondissement, Geoffroy Boulard (Les Républicains, LR).
Le successeur d’Anne Hidalgo a, en outre, annoncé la mise en place d’une commission d’experts chargée de mener un audit indépendant sur la gestion du périscolaire parisien, qui sera présidée par l’ancien juge des enfants, Antoine Garapon, « garant de compétence, d’indépendance et d’autorité morale ». Le magistrat, également président de la commission reconnaissance et réparation lancée en novembre 2021 après les conclusions de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise, aura « carte blanche pour faire des préconisations et analyser tout ce qu’il s’est passé », a assuré Emmanuel Grégoire.
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