« Toute copie qui n’a pas un niveau suffisant en termes d’orthographe, de syntaxe et de grammaire ne peut pas avoir la moyenne au baccalauréat », avait martelé le ministre de l’éducation, Edouard Geffray, lors d’une conférence de presse, le 19 mai. Si ces déclarations ont généré du stress chez les lycéens, elles ont surtout été perçues comme une « opération de communication » par les syndicats, à quelques jours du début des examens. Qu’en est-il finalement, alors que le marathon des corrections se termine et que les résultats du bac s’apprêtent à être donnés mardi 7 juillet ?
Selon les témoignages, documents et captures d’écran recueillis par Le Monde, ce tour de vis s’est traduit de façon très inégale selon les académies, les disciplines et les inspecteurs. « Il n’y a pas eu plus de consignes que d’habitude. Rien n’a été fait pour durcir les corrections. L’orthographe et la maîtrise de la langue sont déjà prises en compte dans toutes les disciplines », relate Eric Nicollet, secrétaire général du syndicat des inspecteurs SUI-FSU.
Aucune consigne nationale sur le bac n’a été publiée au bulletin officiel depuis le 27 mars. Il y était alors question d’une « exigence renforcée dans les attentes rédactionnelles pour toutes les disciplines » sans beaucoup plus de précisions. Quant à la possibilité de sanctionner une copie « incompréhensible », elle figurait déjà dans une note de service d’août 2025, antérieure à l’arrivée d’Edouard Geffray au ministère.
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