Après trois albums – MDNA (2012), Rebel Heart (2015), Madame X (2019) – aussi décevants artistiquement que commercialement, chaque nouveau disque se vendant moitié moins que le précédent, Madonna cherche à réagir en donnant une suite, Confessions II, à ce qui fut son dernier triomphe international, Confessions on a Dancefloor (2005), vendu à plus de 10 millions d’exemplaires.
Pour y parvenir, elle a reconvoqué le réalisateur artistique et compositeur anglais Stuart Price, avec qui elle avait produit la dynamique dansante et efficacement régressive du premier volume, porté par le tube Hung Up, construit autour d’un sample de Gimme! Gimme! Gimme! (A Man After Midnight) d’Abba. Cela pourrait apparaître comme une facilité, une tentative désespérée de stopper une chute en recyclant une vieille recette. Elle qui, après avoir catalysé en « Queen of Pop » les avant-gardes de plusieurs décennies, semblait courir derrière la trap ou le reggaeton sans pouvoir les rattraper.
Si, en retournant sur les pistes de danse, Madonna retrouve sa zone de confort, ce territoire connu se révèle plus fertile et touchant que prévu. Comme lors du premier chapitre, Stuart Price, qui officiait en DJ à la fin des années 1990 sous le nom de Les Rythmes Digitales, relie chaque titre sans interruption, comme un set lancé derrière les platines. Une façon aussi de donner la sensation d’un voyage en immersion et dans le temps.
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