« Chez moi, il fait 36 °C. Si je suis ici, c’est par obligation, pas par choix. » Installée dans la salle à manger climatisée de l’hôtel Ibis Styles du 18e arrondissement de Paris, Valérie (qui n’a pas souhaité donner son nom) a choisi de fuir la chaleur de son appartement. Mercredi 15 juillet, alors que la France sort tout juste de sa troisième canicule, ils sont encore quelques-uns à occuper le lieu. « Il y a quelques semaines, c’était archi plein. Il y avait des femmes enceintes, des personnes âgées, des gens qui venaient avec leurs animaux… », décrit Delphine, qui a, elle aussi, fait le choix de passer son après-midi au frais.
Depuis trois ans, l’hôtel a décidé d’ouvrir ses portes l’été aux habitants du quartier. Les jours les plus chauds, ils sont jusqu’à une quarantaine de riverains à s’y presser. « Nos locaux ne sont pas utilisés en journée », explique son directeur, Norbert Imbert, jugeant avoir pris une décision « de bon sens ».
D’autres établissements privés ont fait ce choix. Ces initiatives demeurent pourtant minoritaires, voire inexistantes, quand on les compare aux multiples lieux publics mis à disposition par les municipalités. Sur les sites des villes de Lille ou Bordeaux, aucune mention de locaux frais mis à disposition par des acteurs privés. Seules quelques mairies d’arrondissements à Paris les répertorient.
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