Culture

« Petite Casbah », d’Antoine Colomb : quatre enfants dans la tourmente de l’Algérie française

« Petite Casbah », d’Antoine Colomb : quatre enfants dans la tourmente de l’Algérie française

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Choisir la mi-octobre pour sortir en salle Petite Casbah, film d’animation sur les aventures d’enfants dans les premiers jours de la guerre d’indépendance de l’Algérie, offre une belle opportunité pour évoquer avec les plus jeunes la colonisation française. Ceci à quelques jours de la commémoration du massacre du 17 octobre 1961, où, à Paris, la police française réprima dans le sang une manifestation pacifique d’Algériens pour l’indépendance.

Alger, juin 1955. Khadidja, 9 ans, quitte les terres natales kabyles pour rejoindre son frère en ville, et aller à l’école. Mais les retrouvailles tournent court : à l’issue d’une altercation avec la police française, le jeune homme est arrêté et envoyé en prison. Les forces de l’ordre coloniales sont sur les dents : dans le pays, la révolte indépendantiste gronde.

Désormais à la rue, Khadidja fait bande avec trois garçons : Lyes, le yaouled, l’enfant des rues d’Alger et petit cireur orphelin ; Philippe, né dans une famille de juifs d’Alger ; Ahmed, passionné de dessin et fils d’ouvriers qui n’ont jamais quitté la capitale. Le petit clan a pris l’habitude de se donner rendez-vous dans une cabane abandonnée, petite oasis de sécurité sur les toits-terrasses de la Casbah.

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