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Pierre Coppey, ancien dirigeant de Vinci et militant associatif pour la réinsertion, devient Contrôleur général des lieux de privation de liberté

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En matière de nomination, Emmanuel Macron aime parfois cultiver l’art du contre-pied. Après avoir nommé François-Noël Buffet, un ex-sénateur Les Républicains soutien de la Manif pour tous à la tête du Défenseur des droits, il a proposé, il y a une quinzaine de jours, la candidature de Pierre Coppey, l’ex-patron de Vinci Autoroutes, au poste de Contrôleur général des lieux de privation de liberté, cette autorité indépendante chargée d’aller vérifier le respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté, en prison, en centre de rétention administrative ou dans certains établissements de santé.

Un dirigeant d’une multinationale de l’énergie et de la construction en remplacement de Dominique Simonnot, une ex-journaliste de Libération et du Canard enchaîné. Après avoir passé, mercredi 4 novembre au matin, deux oraux devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, puis devant celle du Sénat, Pierre Coppey n’a pas réussi à emporter une large adhésion des parlementaires : 49 d’entre eux se sont opposés à sa candidature, contre 40 qui l’ont approuvé. Mais pas de quoi atteindre les trois cinquièmes des votes exprimés, nécessaires pour bloquer une proposition présidentielle de nomination.

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