Pour les syndicats, la réponse de Matignon n’est « pas à la hauteur », la CGT appelle à « généraliser la grève » du 5 novembre
Insatisfaits et plus que jamais déterminés à descendre dans la rue. A l’issue de leur rencontre, mercredi 21 octobre, avec le premier ministre, Sébastien Lecornu, les responsables de sept syndicats de salariés ont exprimé leur dépit, estimant que le rendez-vous n’avait fourni aucun élément tangible, ou presque, à leurs préoccupations – en particulier celles liées au pouvoir d’achat. Tous ceux qui, au début d’octobre, avaient appelé à manifester et à faire grève le 5 novembre ont confirmé la journée de mobilisation, en veillant à ce qu’elle soit la plus massive possible.
Le temps d’échange de mercredi à Matignon fait suite à « l’adresse aux Français » qu’Emmanuel Macron a prononcée, dimanche 18 octobre, au lendemain des violences dans plusieurs centres-villes. Le président de la République avait déclaré que M. Lecornu « réunira », à tour de rôle, diverses « formations », dont celles qui représentent les travailleurs. Mardi, le premier ministre a envoyé à ses invités une lettre afin de délimiter le champ des discussions prévues le lendemain. Deux « thématiques d’actualité essentielles » ont été mentionnées dans le courrier : d’une part, concilier « l’indispensable liberté de manifester » et la sécurité ; d’autre part, examiner les doléances portées par « une partie de la jeunesse (…), en particulier les lycées et étudiants ».
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