L’ordre de grandeur est impressionnant. Environ un foyer sur deux ayant droit à la prime d’activité ne la réclame pas, selon une note diffusée, mercredi 8 juillet, par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) – un service interministériel spécialisé sur les questions sociales et sanitaires.
Est à nouveau mis en évidence le phénomène du « non-recours » qui pénalise particulièrement les publics les plus fragiles. Les associations de lutte contre l’exclusion, qui dénoncent, depuis des années, la persistance du problème, viennent, pour la énième fois, d’exhorter le gouvernement à s’y attaquer, dans un contexte où la pauvreté se maintient à des niveaux élevés.
La prime d’activité vise à soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs les plus modestes, tout en incitant les individus à reprendre ou à conserver un emploi – voire à y consacrer plus de temps. Elle cible les ménages composés d’au moins une personne en activité, « rémunérée jusqu’à 1,5 smic », comme le rappelle la Drees. Pour la percevoir, ceux qui y sont éligibles doivent accomplir des démarches – auprès d’une caisse d’allocations familiales (CAF) ou du réseau de la Mutualité sociale agricole (MSA) : dans le jargon de l’Etat-providence, on dit que c’est une prestation « quérable ».
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