La députée écologiste Clémentine Autain a pris acte, samedi 11 juillet, de l’échec de la primaire unitaire, alors que les socialistes ont choisi d’organiser une primaire fermée, ajoutant qu’elle ne voulait pas « ajouter une candidature de plus » à gauche à la présidentielle.
« Le Parti socialiste, par son vote interne, a mis le clou au cercueil de la primaire, il n’y aura pas de primaire » unitaire de la gauche non-mélenchoniste, a estimé Clémentine Autain (ex-membre de La France insoumise, LFI) sur France 2 au lendemain de la décision des militants socialistes de réserver leur primaire aux seuls militants du parti à la rose et des partis qui lui sont proches, comme Place publique de Raphaël Glucksmann.
« Est-ce que je vais ajouter une candidature de plus ? La réponse est non », a-t-elle précisé, jugeant « ridicule, pour ne pas dire irresponsable, l’empilement des candidatures que l’on voit aujourd’hui à gauche ». Assurant que son « combat est le rassemblement de la gauche et des écologistes », elle a souhaité trouver « une solution politique qui nous permette de prétendre à être au second tour et à gagner face à l’extrême droite ».
Possible ralliement à Jean-Luc Mélenchon
Le vote des militants socialistes pour réserver leur primaire aux seuls militants correspond à la position des opposants internes au premier secrétaire du parti, Olivier Faure, favorables en large part à une candidature de Raphaël Glucksmann. Marine Tondelier a déjà pris acte vendredi que la primaire unitaire était « enterrée ».
Pour Clémentine Autain, le Parti socialiste a fait « un choix de clarification, celui de tourner le dos à la gauche et de se tourner vers le centre et vers la droite ». Elle n’a donc pas exclu de soutenir le dirigeant « insoumis ». « A l’automne, si Jean-Luc Mélenchon s’avère être toujours à la première place à gauche, sa responsabilité sera de créer les conditions du rassemblement », a-t-elle expliqué. Tant pis pour « les haines cuites et recuites personnelles, nos histoires, les désaccords qu’on peut avoir – et j’en ai, avec Jean-Luc Mélenchon, que je n’ai jamais cachés ».