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Périscolaire à Paris : pourquoi un ex-animateur de l’école élémentaire Titon a été relaxé d’accusations de harcèlement sexuel sur des élèves de CM1

Périscolaire à Paris : pourquoi un ex-animateur de l’école élémentaire Titon a été relaxé d’accusations de harcèlement sexuel sur des élèves de CM1

Le tribunal de Paris a annoncé, mardi 16 juin, la relaxe de Nicolas G., le premier animateur à avoir été jugé depuis l’éclatement du scandale du périscolaire dans la capitale. Il était poursuivi pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes de CM1, âgées de 10 ans au moment des faits, et pour agression sexuelle sur trois d’entre elles.

Des surnoms comme « mon bébé d’amour » ou « la plus belle », des câlins prolongés qui mettaient les jeunes filles mal à l’aise, des récits brutaux et sexualisés, inspirés de l’émission « Faites entrer l’accusé », à l’heure du déjeuner : voici quelques-uns des faits qui étaient reprochés à Nicolas G., 48 ans, suspendu de son poste et placé sous contrôle judiciaire à l’issue des dépôts de plainte, à l’automne 2024.

Le tribunal a estimé que si Nicolas G. semblait « avoir établi une relation excessivement affectueuse avec les élèves », les gestes et les paroles qui lui sont attribués ne sont pas « constitutifs » du harcèlement sexuel, selon le projet de jugement que Le Monde a pu consulter. Lorsque Nicolas G. fait dessiner des personnages féminins aux attributs proéminents, dans le cadre d’un atelier manga, il le fait « à la vue de tous, dans le réfectoire », détaille le document. « S’ils présentent parfois des morphologies pouvant apparaître érotisées, [ils] ne relèvent pas pour autant d’éléments constitutifs du harcèlement sexuel. »

Les câlins, « parfois sollicités ou provoqués par les enfants », précise le jugement, s’ils sont « inapproprié(s) », « ne semblent pas davantage relever d’une volonté ni même avoir eu pour finalité propre de dégrader les conditions de vie des élèves », peut-on lire dans le même document, qui précise que ces câlins ayant eu lieu depuis des années sans aucune « remontrance » contre l’animateur, le tribunal a considéré qu’il pouvait ne pas avoir eu conscience qu’ils devenaient déplacés au regard de l’âge des jeunes filles.

« Pratique inadaptée »

De même, « il n’est pas établi » que les surnoms donnés aux élèves aient « porté atteinte à leur dignité en raison d’un caractère dégradant ou humiliant, faute de démonstration de l’intention de dégrader leur qualité de vie », ce mode relationnel semblant « davantage relever d’une pratique inadaptée, non constitutive d’une infraction pénale ». Enfin, l’infraction d’agression sexuelle, au préjudice de trois victimes, est apparue selon le jugement comme « insuffisamment caractérisée ».

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