Procès de « l’inconnue de l’A10 » : la mère d’Inass Touloub s’effondre après la diffusion des photos de l’autopsie de sa fille
A l’écran, le croquis d’un corps nu de petite fille. Vue de face. Vue de dos. Partout, des marques. Sur chaque marque, un trait. Au bout de chaque trait, des écritures. C’est encore une abstraction. Plus pour longtemps. « En bleu, les lésions – contusions, plaies, brûlures, morsures. En rouge, les fractures », indique la médecin légiste Pauline Saint-Martin. En 2021, après l’identification de la « petite inconnue de l’A10 » grâce à l’ADN, Pauline Saint-Martin a été chargée de reprendre sur dossier l’expertise légale d’Inass Touloub, réalisée trois décennies plus tôt, par un autre médecin légiste, décédé depuis.
On s’accroche à la voix claire. On note : « Une vingtaine de morsures visibles. Mamelons arrachés à droite et à gauche. Cicatrices de morsures sur la région pubienne, à l’intérieur des cuisses, dans le cou, les fesses, sur les membres inférieurs. Atteintes profondes et répétées de la peau. Plaies. Morsures sur le visage. » On note encore : « Œdème cérébral. Hématome dans le poumon droit. Traces de fractures multiples. Certaines anciennes. Humérus, radius, côtes. Bras droit plus court que le bras gauche, consécutif à fracture non soignée. D’autres fractures plus récentes : poignet gauche, 10e côte droite. »
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