Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau tente d’imposer son autorité aux « chapeaux à plumes » de la droite

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau tente d’imposer son autorité aux « chapeaux à plumes » de la droite

C’est la parole d’un « ex ». Quand Eric Ciotti commente l’actualité de son ancienne formation, Les Républicains (LR), le maire (Union des droites pour la République) de Nice en vient à plaindre l’actuel patron du parti, Bruno Retailleau. « Je mesure l’enfer qu’il subit, parce que je l’ai moi-même vécu comme président des LR, explique au Point l’allié du Rassemblement national (RN). Il est l’otage de ce système, de ces gens d’un autre siècle qui ne comprennent plus rien aux attentes du pays. » Bruno Retailleau n’est pas dupe. Son ancien rival chez LR prophétise trop son ralliement au patron d’Horizons, Edouard Philippe, pour avoir la commisération sincère.

Reste que pour un président LR, « l’enfer », ce sont toujours les « autres ». Ces ténors à l’indépendance trop affichée. « D’un autre siècle » ou non, ils s’appellent par exemple Laurent Wauquiez, patron des députés LR, Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, ou Jean-François Copé, maire de Meaux (Seine-et-Marne). Sans les nommer, M. Retailleau revendique tracer sa route sans eux vers l’élection présidentielle en 2027. « Ces individus ne m’empêcheront pas de creuser mon sillon, a-t-il rappelé ce lundi 9 juin lors d’une conférence de presse. Mes troupes m’ont confirmé en avril comme leur candidat légitime, à 74 %. Je ne me laisserai pas prendre en otage par quelques individus. »

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