Politique

Présidentielle 2027 : derrière le duel de plus en plus acerbe entre Edouard Philippe et Gabriel Attal, des électorats loin d’être fongibles

Présidentielle 2027 : derrière le duel de plus en plus acerbe entre Edouard Philippe et Gabriel Attal, des électorats loin d’être fongibles

Il avait promis de rester en surplomb. N’est-ce d’ailleurs pas lui qui, le 15 septembre, avait intimé aux parlementaires d’Horizons de « n’être qu’amour » envers ses concurrents, dans une parole digne des Evangiles ? A force d’être piqué au vif par le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, Edouard Philippe a fini par céder dès le printemps auprès des journalistes Jérémy Marot (Agence France-Presse) et Pauline Théveniaud (RTL). D’ordinaire taiseux, le candidat à la présidentielle riposte à son concurrent dans le livre Le Crépuscule des princes (Editions du Rocher, 422 pages, 19,90 euros), qu’ils ont publié le 23 septembre.

Le trentenaire s’imagine dans une redite du match ayant opposé Jacques Chirac à Edouard Balladur en 1995 ? Edouard Philippe juge le parallèle « très artificiel ». « Attal est un type qui manifestement est doué pour la com, peut-être même n’est doué que pour ça », rétorque-t-il. Le candidat Renaissance met en doute l’« envie » du président d’Horizons d’être candidat et répète qu’il serait « le meilleur en campagne » ? Le maire du Havre (Seine-Maritime) trouve l’antienne « amusant[e], mais aussi, très, très immature » et questionne, en miroir du sien, le palmarès électoral de son cadet : « Il a gagné quelles campagnes ? Trois campagnes législatives dans les Hauts-de-Seine, avec l’étiquette macroniste. »

Il vous reste 77.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué