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Présidentielle 2027 : en cas de victoire, LFI instaurera un « état d’urgence sociale », pour appliquer par décrets certaines mesures comme la hausse du smic ou la retraite à 62 ans

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Les principaux lieutenants du leader « insoumis » Jean-Luc Mélenchon ont justifié dimanche 8 novembre, leur volonté d’instaurer un « état d’urgence sociale » dans la foulée de l’élection présidentielle, pour appliquer par décrets certaines mesures emblématiques, comme la hausse du smic ou la retraite à 62 ans.

Le candidat de La France insoumise (LFI) à l’Elysée a affirmé, samedi, lors de son meeting du Bourget, qu’il avait « besoin d’instruments juridiques pour pouvoir intervenir d’un seul coup et en masse », afin de « répondre à la détresse immédiate », sur le modèle de l’état d’urgence créé en 1955 pour « suspendre les libertés publiques ».

Face à « une situation de souffrance sociale, de difficultés économiques, telles que celles qu’on est en train de vivre (…) il faut être en capacité de prendre des mesures immédiates », a expliqué sur BFM-TV Manuel Bompard, coordinateur de LFI.

Ceci nécessiterait « d’ouvrir davantage de pouvoirs d’action sur un certain nombre de sujets pour le gouvernement par décret », par exemple pour « bloquer les prix des carburants » ou abroger la dernière réforme des retraites (et donc ramener l’âge légal à 62 ans) « quelques jours après notre arrivée au pouvoir », a déclaré M. Bompard.

Le contrôle du Parlement « pas remis en cause »

Il faudrait aussi « augmenter tout de suite le smic à 1 700 euros net », a ajouté sur LCI sa collègue députée (Val-de-Marne) Clémence Guetté. La coresponsable du programme de LFI a estimé qu’au lendemain du second tour de la présidentielle, prévu le 2 mai, « les gens ne [pourront] pas attendre que le Parlement se mette en place », car cela « voudrait dire prendre les premières mesures pas avant septembre, octobre 2027 ».

Pour autant, le Parlement aura « un droit de regard » sur ces « décrets d’urgence », et si, après coup, « la loi qui permet de valider ces dispositifs de l’état d’urgence sociale » est rejetée, « nous respecterons la souveraineté démocratique des représentants du peuple », a-t-elle dit.

« Le contrôle du Parlement n’est pas remis en cause », a souligné M. Bompard, précisant qu’un éventuel gouvernement « insoumis » devrait « évidemment rendre des comptes devant l’Assemblée nationale » et que les députés « qui ne seraient pas en accord avec [les] mesures mises en place » pourraient toujours « déposer des motions de censure pour le renverser ».