L’avantage d’être seul en piste, c’est d’avoir les projecteurs braqués sur soi. Le risque, c’est de concentrer toutes les critiques. Pendant que ses principaux concurrents d’Horizons, Edouard Philippe, et des Républicains, Bruno Retailleau, lèvent le pied, Gabriel Attal occupe tous azimuts le terrain médiatique. Une frénésie estivale destinée à faire décoller sa campagne.
Déambulation de plusieurs jours en Bretagne, séance photo dans un refuge SPA des Yvelines contre l’abandon des animaux, tour du lac d’Annecy à vélo pour parler changement climatique, visite à l’aube du marché de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône)… Assumant sa position de challenger pour 2027, le candidat alterne depuis le début de l’été les « séquences » cartes postales.
En parallèle, il multiplie les interviews et apparitions à la télévision afin de marteler ses 4 axes prioritaires de campagne (école, salaires, frontières et intelligence artificielle) et égraine ses propositions « radicales », parfois teintées d’une bonne dose de populisme. Après la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires, la mise en place de quotas d’immigration, ou encore la promesse d’un déficit de 0 % à l’horizon 2037, le trentenaire a labouré, mardi 4 août, les terres de ses concurrents de droite, dans un style sarkozyste.
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