Après Edouard Philippe et Raphaël Glucksmann, au tour de Gabriel Attal. Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle de 2027 a été visé mardi 4 août par une campagne de désinformation en provenance de Russie, au travers de faux reportages, vidéos et unes usurpant l’identité visuelle de plusieurs médias français (RFI, BFM-TV, France 24, AFP, Le Parisien, Ouest France, Libération et Le Monde), et de tweets issus de comptes non identifiés.
Cette opération a été détectée par Viginum, le service chargé de lutter contre les ingérences numériques étrangères en France. Ce dernier l’impute, « avec une confiance élevée », au réseau prorusse Matriochka. L’organisme rattaché au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale a recommandé aux candidats à la présidentielle d’éviter de communiquer publiquement sur ces contenus, souvent invraisemblables et à très faible retentissement sur le débat public, afin de ne pas leur donner davantage de visibilité.
Cela n’a pas empêché Gabriel Attal, qui mène une campagne effrénée durant l’été, d’en faire un objet de communication. Après la publication des informations de Viginum, il a ainsi convoqué dans l’urgence une conférence de presse. « Je m’attends à ce que le régime du Kremlin continue de mener des opérations d’ingérence contre des candidats comme moi », a déclaré l’ancien premier ministre, jeudi 6 août sur BFM-TV. Pour se prémunir de cette menace, l’équipe de Gabriel Attal se targue d’avoir pris de l’avance sur ses concurrents : « Nous avons quitté Telegram, nous utilisons une application sécurisée en interne », confie son entourage.
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