Politique

Présidentielle 2027 : « Je n’ai qu’une chose raisonnable à vous proposer : il faut tout changer », lance Jean-Luc Mélenchon en introduction de son meeting au Bourget

Présidentielle 2027 : « Je n’ai qu’une chose raisonnable à vous proposer : il faut tout changer », lance Jean-Luc Mélenchon en introduction de son meeting au Bourget

Salle pleine et militants qui crient « on va gagner » : Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI), et ses troupes réalisent une nouvelle démonstration de force, samedi 7 novembre, au Bourget (Seine-Saint-Denis) pour porter leur programme présidentiel. Cet événement suit la sortie en librairie, vendredi, du programme présidentiel des « insoumis », nouvelle version de L’Avenir en commun, forte de 1 069 propositions.

Au jeu des salles les plus remplies dans la campagne présidentielle, les « insoumis », pour l’instant, l’emportent et ils entendent bien continuer sur leur lancée. Entre 17 000 et 20 000 personnes sont présentes. Entre slogans, chansons anti-fascistes et appels à la victoire, les militants s’en donnaient à cœur joie dans une salle pleine à craquer au commencement du meeting, vers 15 h 30. La députée Clémence Guetté, co-responsable du programme, a soulevé l’enthousiasme de la foule en lançant dans son propos introductif : « Les “insoumis” sont en campagne, déterminés à tout changer ! ». « Cap sur la victoire », a de son côté proclamé le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, s’adressant à la « jeunesse de la Nouvelle France » – un des mantras de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon est arrivé sur scène vers 17 heures, sous une pluie d’applaudissements. Il a d’abord insisté sur la force numérique de son mouvement. « Le premier message de notre rassemblement, c’est notre nombre. Ca devient évident : nous sommes en train d’ouvrir le chemin d’un grand changement politique en France », a-t-il affirmé.

« Faites de l’antiracisme une affaire personnelle »

Il a ensuite invité la salle à observer une minute de silence en l’honneur de Pengo Bossio Wangi, assassiné lors de l’attentat raciste de Trappes (Yvelines), et dont l’enterrement a lieu ce samedi. « Cet attentat est le résultat d’un martèlement médiatique raciste décomplexé, de complaisances affichées à tous les niveaux de l’Etat », a-t-il tancé.

L’inaguration de son discours a été consacré à la lutte contre le racisme. Si les « insoumis arrivent au pouvoir, « nous poursuivrons le racisme par tous les moyens légaux possibles », a-t-il martelé. « Faites de l’antiracisme une affaire personnelle », a-t-il exhorté, précisant vouloir « engager la libération culturelle [du] pays contre la culture fasciste et ses prémices racistes ».

Il est également revenu sur l’ambition de son programme. « Je n’ai qu’une chose raisonnable à vous proposer, il faut tout changer », a-t-il lancé, faisant état d’une superpositions de crises à résoudre, et en premier lieu la crise climatique.

A gauche, le choix du Parc des expositions du Bourget comme lieu de meeting n’est pas anodin. C’est là que le candidat socialiste François Hollande avait tenu en janvier 2012 son meeting devenu célèbre, au cours duquel il avait asséné : « Mon véritable adversaire (…) c’est le monde de la finance ». C’est également là – et cette référence parle sûrement davantage à Jean-Luc Mélenchon, qui honnit François Hollande – que le président socialiste François Mitterrand avait tenu son dernier meeting de premier tour lors de sa campagne pour sa réélection en 1988. François Mitterrand est, en effet, toujours une figure tutélaire pour le candidat « insoumiss, qui fut membre du Parti socialiste (PS) pendant plus de 30 ans.

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