Politique

Présidentielle 2027 : Karim Bouamrane se lance dans la course en revendiquant une « ligne claire » contre LFI

Présidentielle 2027 : Karim Bouamrane se lance dans la course en revendiquant une « ligne claire » contre LFI

Karim Bouamrane n’a laissé aucune place au suspense. A peine son interview de 7 h 50 commencée, ce mardi 9 juin, le maire socialiste de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) a tout de suite justifié sa venue dans les studios de France inter : « Moi, Karim Bouamrane, je suis candidat pour les prochaines élections présidentielles. »

Une nouvelle candidature à gauche qui ne manque pas d’interroger, alors que les prétendants sont déjà légion dans un espace politique social-démocrate où aucune figure ne parvient à réellement émerger depuis plusieurs mois.

« Qui est candidat ?, répond Karim Bouamrane au Monde face à la critique d’une énième candidature de témoignage. Je vois que certains s’échauffent, se préparent, disent qu’ils sont éventuellement disponibles. Moi je ne tergiverse pas, je suis candidat. » Elu maire de Saint-Ouen depuis 2020, le néo-candidat entend incarner « un idéal républicain » qu’il juge aujourd’hui « abîmé et dévoyé », grâce à son « ancrage dans le réel au regard de [ses] fonctions ». « Nous sommes majoritaires dans ce pays à vouloir retrouver cet idéal républicain incarné par une France humaine et forte », défend le socialiste, s’appuyant sur sa large réélection à la tête de la ville en mars.

Karim Bouamrane veut défendre une candidature « qui fédère » la gauche, à l’exception de La France insoumise (LFI). Ces derniers mois, l’élu local, âgé de 53 ans, a fait du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qu’il renvoie dos à dos avec le Rassemblement national, son principal opposant. Ces différends politiques s’étaient manifestés à travers la bataille médiatique autour de l’enseigne Master Poulet à Saint-Ouen, en avril. L’édile souhaitait fermer l’établissement, évoquant des nuisances sonores, des odeurs et une lutte contre la malbouffe, tandis que plusieurs figures LFI du département l’avaient accusé de mépris de classe, teinté de racisme. Le même mois, Karim Bouamrane avait affronté Bally Bagayoko, nouveau maire LFI de Saint-Denis, pour la présidence de l’intercommunalité Plaine Commune (remportée par le second).

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