Présidentielle 2027 : l’hypothèse d’une candidature de Christine Lagarde questionne à droite et au sein du bloc central
Christine Lagarde ne semble rien préparer de précis. Mais depuis l’annonce, jeudi 29 octobre, de sa démission anticipée de la Banque centrale européenne (le 7 février 2027) pour « retrouver sa liberté de parole », sa décision soulève les interrogations de tout le bloc central et de la droite autour de ses intentions pour la présidentielle de 2027. Après les hypothèses Jean Castex, Jean-Louis Borloo, François Baroin, Sébastien Lecornu… l’ancienne ministre de l’économie de Nicolas Sarkozy (2007-2011) serait-elle la candidate de recours attendue par un camp politique peu convaincu par l’offre actuelle ?
Même si Mme Lagarde avait affirmé le 30 septembre dans La Croix que « ce ne serait pas du tout une bonne idée » de se déclarer candidate à 70 ans, elle n’a rien fait depuis le 29 octobre pour démentir les spéculations. Ce jour-là, elle s’est même livrée à un vibrant plaidoyer pour la « vérité », qui est « très souvent déformée par des présentations trompeuses de la réalité », rappelant furieusement la notion de « camp de la raison » défendue par Emmanuel Macron.
A l’heure où Gabriel Attal (Renaissance), Edouard Philippe (Horizons) et Bruno Retailleau (Les Républicains) décrochent dans les sondages, ce discours a pu susciter la curiosité de ceux toujours engagés dans la recherche éperdue du candidat capable de doubler Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI) dans les intentions de vote, et surtout d’empêcher la victoire de Marine Le Pen (Rassemblement national, RN) au second tour.
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