Une nouvelle candidature à gauche se dessine pour l’élection présidentielle. Après l’annonce officielle du socialiste Karim Bouamrane et celle, officieuse, du communiste Fabien Roussel, c’est au tour de Marine Tondelier de préparer le terrain moins d’un an avant le scrutin de 2027. Initialement désignée candidate par son parti pour une primaire de la gauche, la secrétaire nationale des Ecologistes, voyant l’idée de cette primaire s’enliser, glisse doucement vers le scénario d’une candidature directe pour le premier tour.
« S’il n’y a pas de primaire, nous préparerons l’autonomie », a-t-elle prévenu sur Franceinfo, mercredi 10 juin, bien qu’elle répète vouloir toujours prôner l’union et « porter la voix des 87 % d’électeurs de gauche et écologistes qui souhaitent une candidature commune ». Mardi, un communiqué du bureau politique du parti allait dans le même sens, en annonçant une consultation des militants la première semaine de juillet sur cette solution en cas d’échec de la primaire.
Mais au sein du parti, cette candidature autonome, dont peu prédisent un résultat final encourageant, crée des remous. « Cette idée de primaire a été poussée alors que tout le monde savait déjà qu’elle n’existerait pas. La réalité, c’est que Marine Tondelier essaye d’imposer sa candidature à la présidentielle non seulement en dépit des instances, mais surtout du bon sens », s’agace un cadre. Un échec du parti au tournesol à la présidentielle de 2027 s’ajouterait à celui des européennes de 2024 (5,5 %) et des municipales de mars, avec la perte de plusieurs grandes villes.
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