Douze ans après sa mise en place, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), créée au lendemain de l’affaire Cahuzac, tourne à plein régime. Au cours de l’année 2025, marquée par la formation du gouvernement Lecornu, son activité a même atteint un niveau inédit : elle a reçu 10 362 déclarations d’intérêts et de patrimoine et en a contrôlé 5 795, soit une hausse de 13 % sur un an. En 2024, année de la dissolution de l’Assemblée nationale, l’institution avait déjà connu un « afflux sans précédent » de déclarations, lié au « contexte politique inédit », avec des élections législatives anticipées et trois changements de gouvernement.
Un an après sa nomination, le président de l’institution, Jean Maïa, a établi, parallèlement au rapport d’activité, un « bilan raisonné » qu’il doit remettre vendredi 12 juin au premier ministre, Sébastien Lecornu. Dans ce document, le haut fonctionnaire préconise notamment un changement de nom, suggérant la « Haute Autorité pour l’intégrité publique ». « La transparence est un moyen, l’intégrité est la finalité », souligne devant l’Association de la presse ministérielle l’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel.
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