Politique

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann affirme n’avoir « aucun doute » sur le fait de s’allier avec le PS

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann affirme n’avoir « aucun doute » sur le fait de s’allier avec le PS

Le dirigeant de Place publique, Raphaël Glucksmann, probable candidat à la présidentielle en meeting samedi 13 juin, affirme n’avoir « aucun doute » sur le fait de faire alliance avec le Parti socialiste (PS), jugeant qu’il serait « impardonnable de rater le coche ».

Alors que l’eurodéputé est en désaccord avec le PS sur sa participation à une primaire de la gauche qu’il refuse, M. Glucksmann dit, dans un entretien au Parisien, ne pas imaginer « une seconde une campagne séparée des militants socialistes ». « Je sais ce que je leur dois », insiste-t-il, lui qui a été élu aux élections européennes de 2019 et de 2024 sur une liste PS-Place publique.

« On discute et on progresse », assure-t-il, après une première réunion avec le PS lundi. « Je n’ai aucun doute que ça aboutira, et probablement plus vite que dans les trois mois que j’ai annoncés », assure l’eurodéputé, qui s’est donné ce laps de temps pour convaincre sa famille politique et se déclarer officiellement.

« Pas de processus alambiqué »

« Vu les enjeux de cette élection, qui est de savoir si la France bascule dans le camp des trumpistes ou des poutinistes, ce serait impardonnable de rater le coche », ajoute-t-il à destination de la direction du PS, appelant à ce qu’il n’y ait « pas de processus alambiqué » et « une démarche simple ». Le patron des socialistes, Olivier Faure, a proposé un vote des militants PS sur la stratégie le 9 juillet. Il souhaite proposer une primaire en deux temps, d’abord interne aux sociaux-démocrates puis ouverte au reste de la gauche hors La France insoumise (LFI).

M. Glucksmann explique faire un premier meeting « pour dire une chose simple : nous allons gagner l’élection présidentielle en 2027 ». L’eurodéputé, accusé par ses détracteurs de vouloir créer une « union des centres », assure être « de gauche », mais ne dira « jamais aux électeurs d’Emmanuel Macron qui sont tentés par un retour à gauche qu’ils sentent l’ail ».

« La gauche est à 28 % et il n’y aura pas d’union avec Mélenchon, car nos divergences sont trop profondes, donc il faut que des gens qui ne votent plus à gauche aujourd’hui nous rejoignent, sinon c’est mort », argumente-t-il. Et d’ajouter : « Si j’avais eu la moindre tendresse pour la politique macroniste, j’aurais répondu aux appels du pied qu’ils m’ont fait depuis dix ans. »

Vous avez peut-être manqué