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Coupe du monde 2026 : de la « haine » à un amour raisonné, le football masculin sort progressivement de l’ombre aux Etats-Unis

Coupe du monde 2026 : de la « haine » à un amour raisonné, le football masculin sort progressivement de l’ombre aux Etats-Unis

Quand on parle de football et de l’équipe des Etats-Unis, difficile de ne pas penser immédiatement à Alex Morgan, Megan Rapinoe et leurs coéquipières. Une fois n’est pas coutume outre-Atlantique, ce sont bien les hommes qui évoluent dans l’ombre des femmes. Comment pourrait-il en être autrement, alors que la sélection féminine affiche quatre Coupes du monde à son palmarès, ce qui en fait la nation la plus titrée dans la compétition ? Si son homologue masculine (USMNT) peut se targuer d’avoir remporté sept Gold Cups – tournoi qui réunit les membres de la confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf) –, elle n’a jamais vraiment brillé lors du tournoi planétaire.

Les footballeurs américains n’ont joué qu’une demi-finale, en 1930, première Coupe du monde de l’histoire qui ne réunissait que treize participants. Pour rallier le dernier carré, il suffisait de terminer premier de son groupe. Autant dire que cela ne compte pas vraiment. Depuis, l’USMNT patine : entre 1994 et 2022, elle n’a dépassé les huitièmes de finale qu’une seule fois, lors de l’édition 2002 – son parcours s’était alors achevé en quarts. « C’est presque inconcevable que ce pays, qui a envoyé un homme sur la Lune et dont les féminines remportent Coupe du monde sur Coupe du monde, n’ait vu son équipe masculine remporter qu’un seul match à élimination directe dans le tournoi… », résume le Britannico-Américain Roger Bennett, PDG et fondateur de Men in Blazers, podcast sur le soccer très populaire aux Etats-Unis.

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