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Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann dénonce la « capitulation » de Marine Le Pen sur l’aide à l’Ukraine

· War chronicles

Le candidat social-démocrate à la présidentielle, Raphaël Glucksmann, a estimé, jeudi 15 octobre, que la promesse de Marine Le Pen de cesser l’aide financière de la France à l’Ukraine après six mois de pouvoir si elle était élue en 2027 reviendrait à « soumet[tre] l’ensemble de l’Europe à Vladimir Poutine ».

« C’est une capitulation, c’est une soumission », a tancé M. Glucksmann sur France 5, soutenant que la cheffe de file du Rassemblement national, favorite du scrutin, ne devait « absolument pas prendre le pouvoir ».

Marine Le Pen a affirmé, mercredi, à Bruxelles qu’elle « maintiendrait durant six mois » l’aide financière à l’Ukraine si elle est élue présidente en 2027, mais qu’elle « cesserait » au-delà le soutien financier, car la France n’en a, selon elle, « plus les moyens ». Ce sursis d’un semestre est un élément nouveau dans le discours de la candidate du parti d’extrême droite à l’Elysée.

« Il faut qu’on mesure l’enjeu de cette élection », a insisté Raphaël Glucksmann sur France 5, mentionnant « le contexte de guerre potentielle » sur le « sol européen ». « Permettre aux valets de Poutine et de Trump de prendre le pouvoir dans la seule puissance nucléaire européenne » aurait « un impact désastreux sur l’ensemble du continent européen ».

Une France « soumise à Trump, à Poutine »

Raphaël Glucksmann a également réagi à la volonté de Marine Le Pen de diminuer la contribution de la France à l’Union européenne. Le candidat à la présidentielle, pro-européen, y voit une volonté de « déconstruction, sans le dire, de la construction européenne, à un moment où, au contraire, il faut que cette construction s’affirme ».

« Sinon, comment voulez-vous résister aux Etats-Unis de Trump à la Russie de Poutine ou à la Chine de Xi Jinping ? », s’est insurgé le fondateur de Place publique. « Ce que madame Le Pen veut, c’est une France qui serait finalement soumise à Trump, à Poutine, au Parti communiste chinois. »

Le président français, Emmanuel Macron, a aussi réaffirmé, jeudi, la « détermination » française à « continuer de soutenir l’Ukraine dans la recherche d’une paix solide et durable », après une rencontre avec Volodymyr Zelensky. « La France continuera de prendre ses responsabilités », insiste M. Macron, qui estime qu’il faut donner à l’Ukraine « tous les moyens » dont elle a besoin pour se défendre contre la Russie.