Le secrétaire général d’Horizons, Christophe Béchu, a de nouveau repoussé mercredi 10 juin l’hypothèse d’une primaire au sein du bloc central en vue de l’élection présidentielle, alors que Renaissance entend proposer les modalités d’un tel départage lors d’un « comité de liaison » entre les partis.
Ce comité, voulu par Gabriel Attal, se réunit mercredi pour la deuxième fois. Se retrouveront, au Sénat, les numéros deux de Renaissance (Franck Riester), d’Horizons (Christophe Béchu), du MoDem (Marc Fesneau), le président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), Hervé Marseille, et la présidente du Mouvement radical, Nathalie Delattre.
Gabriel Attal, qui a officialisé sa candidature à l’Elysée, avait annoncé la semaine dernière que son parti, Renaissance, allait formuler des « propositions nouvelles », dont un calendrier pour une éventuelle primaire. « Alors que tout le monde sait qu’une primaire n’est pas possible, voir que certains, pour assurer entre guillemets leur pub, pour laisser penser en termes de com qu’ils sont prêts à tout pour qu’on se mette d’accord, font comme si le sujet était encore sur la table, je trouve que ce n’est pas à la hauteur des enjeux », a réagi M. Béchu mercredi sur Sud Radio.
Edouard Philippe organise une réunion publique le 5 juillet à Paris
« Pour une primaire il faut être d’accord sur qui participe, sur quelles sont les idées, sur le fait de savoir si on va tous être d’accord. » Or, « les LR [Les Républicains] considèrent qu’on ne peut pas faire une primaire avec Renaissance, Renaissance considère qu’on ne peut pas faire une primaire avec LR. Nous,on considère qu’il faut discuter avec les uns et les autres », a ajouté le maire d’Angers, codirecteur de la campagne d’Edouard Philippe. « Si, dans le bloc central, si, auprès des modérés, on ne comprend pas qu’à la fin il ne faut qu’un candidat, on a un problème. Mais si on pense que c’est par une primaire qu’on va le régler, on ment aux gens », a insisté M. Béchu.
Edouard Philippe organise une réunion publique le 5 juillet à Paris. Gabriel Attal a, lui, réuni ses soutiens le 30 mai lors d’un meeting dans la capitale. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron ont laissé entendre qu’un rapprochement pourrait survenir au profit du mieux placé avant le premier tour de l’élection présidentielle.