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Quatre albums à découvrir cette semaine, des partitions de trois compositeurs de musique de film au deuxième opus du duo francilien Stéphane Auzenet et Mathieu Blanc

· Culture
  • Orchestre symphonique de Singapour
    John Williams – Bernard Herrmann

Orchestre symphonique de Singapour
John Williams – Bernard Herrmann

John Williams : Concerto pour flûte, cordes et percussions ; Essai pour cordes. Bernard Herrmann : Quintette avec clarinette – « Souvenirs de voyage ». Hugo Friedhofer : Suite pour quintette à vent. Jin Ta (flûte), Ma Yue (clarinette), Orchestre symphonique de Singapour, Darrell Ang et Joshua Tan (direction).

Les compositeurs de musique de film ont-ils toujours un style qui leur est propre quand ils écrivent une partition qui n’est pas destinée au grand écran ? Telle pourrait être la question posée par cet album, car le nom de John Williams ne nous serait jamais venu à l’esprit lors d’une écoute « à l’aveugle » du Concerto pour flûte, cordes et percussions qui ouvre le programme. Ecrite en 1969, cette partition à l’élégante modernité fait beaucoup penser à Pierre Boulez. Antérieur à la période faste du compositeur hollywoodien, l’Essai pour cordes de 1965 erre entre Mahler et Schoenberg. Dernière œuvre écrite par Bernard Herrmann pour une exécution en concert, le Quintette avec clarinette – « Souvenirs de voyage » (en français dans le titre) affiche une ampleur lyrique et dramatique qui, dans la version orchestrale adoptée ici, témoigne de l’aptitude du compositeur attitré d’Alfred Hitchcock à se renouveler. Quant au complément de programme constitué par la Suite pour quintette à vent d’Hugo Friedhofer, il revêt un anonymat néoclassique qui ne lui aurait sans doute pas valu l’honneur d’un premier enregistrement mondial si l’orientation principale de ce CD n’avait pas consisté à mettre les vents au premier plan. Pierre Gervasoni

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