Courte et houleuse : la « concertation flash » sur Parcoursup, débutée mercredi 21 octobre au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, a été marquée par le départ fracassant de l’Union syndicale lycéenne ainsi que trois syndicats étudiants – Union étudiante, UNEF et FAGE. Les échanges doivent donner lieu à de premières annonces du gouvernement, lundi 26 octobre, mais se poursuivront « jusqu’à la fin du mois et même au-delà », selon le ministère.
Après le discours d’introduction du ministre, Philippe Baptiste, les quatre syndicats – ainsi que la FSU – ont quitté la séance pour protester contre la présence dans la salle de l’Union nationale interuniversitaire (UNI), qu’ils ont qualifiée d’« antisémite » et de « fasciste », plusieurs de ses membres, notamment à Strasbourg en février 2025, ayant fait « des saluts nazis » et inventé un « jeu de cartes antisémite ». Le délégué national de l’UNI, Rubens Strachan, a affirmé que ces étudiants avaient été « exclus en moins de vingt-quatre heures » de son organisation.
Les lycéens et étudiants protestataires ont aussi réitéré leur demande d’être reçus à Matignon. « Le ministre de l’enseignement supérieur nous parle encore de transparence de Parcoursup, alors que nous demandons son abrogation, simple et claire, a clamé la porte-parole de l’Union étudiante, Sabrine Kharbach. Puisque ce gouvernement se fout de notre gueule, nous serons présents massivement [dans les cortèges] samedi 24 octobre et aussi le 5 novembre [pour] rappeler les 10 mesures de la jeunesse : on demande 10 milliards, rien de plus, rien de moins. »
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