Raphaël Glucksmann n’aura pas vu le bout de la place de la République, jeudi 5 novembre. Après avoir été bloqué pendant une heure, notamment par des sympathisants de La France insoumise (LFI), le coprésident de Place publique et candidat à l’élection présidentielle a fini par quitter la manifestation contre la vie chère, dans le milieu de l’après-midi, sans avoir pu défiler.
Cet épisode illustre le retour compliqué sur le terrain pour le vainqueur de la primaire sociale-démocrate. Alors que tous ses homologues des autres partis battaient le pavé à chaque occasion, lui s’était, jusque-là, tenu loin de la rue depuis le début des mouvements sociaux et des mobilisations lycéennes. Pour justifier cette absence, l’eurodéputé expliquait qu’il ne concevait pas son « rôle comme celui d’un manifestant mais comme celui d’un candidat qui doit apporter des réponses aux colères ». Un argument complexe à mettre longtemps en avant pour un élu de gauche. Ces derniers jours, plusieurs responsables du Parti socialiste (PS) l’avaient donc poussé à se montrer pour « se confronter à la rue », alors que Raphaël Glucksmann a été régulièrement pris à partie par des militants de la gauche radicale lors de ses dernières sorties, subissant, selon lui, « un harcèlement » de LFI.
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