Une trajectoire presque inchangée pendant vingt ans, mais qui s’enfoncerait ensuite plus loin dans le rouge. Lundi 8 juin, le Conseil d’orientation des retraites (COR) a adressé à l’ensemble de ses membres la version quasi définitive de son rapport annuel. Le document, qui doit encore donner lieu à un débat en séance plénière, jeudi, avant d’être validé et rendu public, révèle que le déficit du système par répartition resterait, à moyen terme, de la même ampleur que celle qui avait été calculée jusqu’à présent.
Mais à long terme, et si aucune réforme n’était engagée, il se creuserait dans des proportions bien plus importantes que celles qui ont été anticipées auparavant. Cette aggravation du problème tient à des changements d’hypothèses démographiques, en matière de natalité, d’espérance de vie et de flux migratoires. Elle pose, avec une acuité redoublée, la question de la soutenabilité du dispositif et constitue, plus que jamais, un enjeu majeur de la campagne présidentielle qui s’engage.
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