Un nouveau rebondissement dans l’affaire Lyhanna. Le frère du principal suspect du meurtre de la collégienne de 11 ans, a été placé en garde à vue, lundi 8 juin au matin, a annoncé le parquet d’Auch.
Interpellé à 10 h 25 par le commissariat de police d’Auch, il est entendu pour des chefs de « viol sur mineur de plus de 15 ans », « viol par conjoint », « séquestration » et « menace de mort réitérée par conjoint ». Selon le parquet, les faits présumés auraient été commis entre 2007 et 2017.
Son frère, Jérôme B., avait été mis en examen le 1er juin pour « enlèvement » et « séquestration de mineur de moins de 15 ans » après la disparition de Lyhanna. Le corps de la fillette avait été découvert le 4 juin dans un ancien silo à grain désaffecté entre Mirepoix et Puycasquier, dans le Gers, et formellement identifié par analyses génétiques le lendemain. La procédure a depuis été requalifiée en meurtre.
Dysfonctionnements judiciaires
L’affaire a mis en lumière plusieurs procédures judiciaires antérieures visant Jérôme B., 41 ans, dont deux pour viols sur mineurs classées sans suite, déclenchant une vive controverse sur d’éventuels dysfonctionnements judiciaires. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, et le ministre de la justice, Gérald Darmanin, ont annoncé l’ouverture d’une enquête administrative confiée à l’inspection générale de la justice et à celle de la gendarmerie nationale.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a demandé lundi l’inscription à l’agenda du Parlement de la « loi intégrale » transpartisane sur les violences sexistes et sexuelles, en réponse à l’affaire Lyhanna.
« Je demande au gouvernement, au président de la République, d’inscrire (…) cette proposition de loi intégrale cosignée par plus de 100 députés à l’ordre du jour de la session extraordinaire dont l’Assemblée nationale sera saisie soit en juillet, soit en septembre », a affirmé la députée Renaissance des Yvelines, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.