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Remboursement des médicaments antiobésité : les centres spécialisés « dans les starting-blocks » pour accueillir des patients

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Le compte à rebours est lancé avant l’entrée en vigueur du remboursement des traitements antiobésité Wegovy (sémaglutide) et Mounjaro (tirzépatide), lundi 15 juin, et, pour les secrétaires du centre spécialisé de l’obésité (CSO) de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), à Paris, les sollicitations, ces derniers jours, ont bondi. Quelque 250 demandes de « première consultation » en une semaine : voilà comment on résume, ici, les attentes des patients pour ces médicaments dont la prise en charge, à hauteur de 65 % par l’Assurance-maladie, a été annoncée dans ces mêmes locaux, le 28 mai, par la ministre de la santé, Stéphanie Rist.

Prescrites depuis une dizaine d’années aux diabétiques, ces molécules peuvent aussi l’être, depuis deux ans, dans le traitement de l’obésité. Avec une promesse de perte de poids importante mais aussi un coût conséquent : les patients devaient, jusqu’à présent, dépenser environ 300 euros par mois, en moyenne, pour la forme injectable du produit, selon les dosages et les pharmacies.

Tous ne seront pas éligibles au remboursement : la ministre de la santé a évoqué une « population cible de 1 million de personnes ». Ils devront souffrir d’une obésité massive (indice de masse corporelle, ou IMC, d’au moins 40), ou d’une obésité sévère associée à une comorbidité (IMC d’au moins 35), précise un arrêté publié au Journal officiel, le 28 mai, qui fixe les conditions de prise en charge.

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