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Les personnes dépendantes face à la fin du ramassage des déchets à domicile : « Ma poubelle, ça fait deux mois que je l’ai, elle commence à sentir »

Les personnes dépendantes face à la fin du ramassage des déchets à domicile : « Ma poubelle, ça fait deux mois que je l’ai, elle commence à sentir »

Encore « une difficulté qui se rajoute à la difficulté », un sujet qui provoque la « honte » et dont « on hésite à parler ». C’est un acte quotidien qu’on pourrait penser banal mais tout le monde n’est pas égal devant ses poubelles. En témoigne la situation des personnes âgées dépendantes ou en situation de handicap résidant dans des territoires ayant changé leur mode de collecte. Réduction de la fréquence du ramassage à domicile voire arrêt de la collecte au profit de points d’apport volontaire (PAV), tarification au poids ou à la fréquence de levée… Des systèmes variés ont été mis en place par les collectivités pour répondre à un double impératif, écologique et économique.

Les bornes de collecte n’ont cependant « absolument pas été pensées pour le milieu rural, où certains n’ont pas de voiture, et où il y a beaucoup de personnes âgées », constate Sandrine Loustaunau, à la tête d’un collectif contre les PAV. Elle habite à La Croix-sur-Gartempe (Haute-Vienne) : 13 habitants au kilomètre carré, et une première borne à quatre kilomètres.

Impossible de s’y rendre d’elle-même, elle est atteinte de fibromyalgie, se déplace en déambulateur ou canne. Elle peut compter sur son mari, mais les autres ? Elle cite le cas de ses voisins, le monsieur en fauteuil roulant, la dame d’1,50 m, qui ne peuvent pas atteindre la trappe du conteneur située à 1,70 m. Les bornes semi-enterrées ou enterrées, plus basses mais plus onéreuses pour les collectivités, sont rares en zones rurales.

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