Le débat va se poursuivre sur la base d’un diagnostic nouveau et validé. Jeudi 11 juin, le Conseil d’orientation des retraites (COR) a adopté son rapport annuel en n’apportant que des retouches marginales à la version transmise trois jours plus tôt à l’ensemble de ses membres. Le document, qui montre une possible aggravation du déficit du système par répartition à partir de 2045, a été discuté par cette instance dans une ambiance sereine, selon son président, l’économiste Gilbert Cette. Si les termes du constat sont désormais entérinés, les conclusions à en tirer donnent lieu, sans surprise, à des analyses divergentes, comme le montrent les premières réactions des syndicats et du patronat.
Le rapport annuel du COR est généralement guetté avec curiosité par tous ceux qui suivent l’actualité de la protection sociale et scrutent l’état des finances publiques. Mais « l’opus 2026 » a suscité un intérêt renforcé pour au moins deux raisons. D’abord, c’est sur cette « base objective » que la réflexion collective va pouvoir prospérer durant la campagne pour l’élection présidentielle, comme l’explique Eric Chevée, vice-président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). L’état des lieux « est clair, bien construit », complète Laurent Boulangeat, le représentant de l’Union des entreprises de proximité (U2P). Il est « important », poursuit-il, que les citoyens disposent de ce travail d’expertise à quelques mois d’une échéance majeure pour le pays.
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