Actualités principales

Rima Hassan porte plainte pour menaces de mort après une vidéo la ciblant sur un compte Instagram

Rima Hassan porte plainte pour menaces de mort après une vidéo la ciblant sur un compte Instagram

L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan (La France insoumise, LFI) a annoncé, jeudi 8 octobre, avoir porté plainte à Paris pour menaces de mort et provocation au crime après la publication d’une vidéo la ciblant sur Instagram.

Sur cette vidéo, reprise ensuite sur YouTube, on peut voir « un homme braquer un fusil vers la caméra en la menaçant », a rapporté l’élue « insoumise » dans un communiqué.

« Nous avons porté plainte contre X auprès du parquet de Paris pour menace de mort visant une personne investie d’un mandat électif ainsi que pour provocation directe à commettre des atteintes à la vie ou à l’intégrité de la personne », a déclaré son avocat, Vincent Brengarth. L’eurodéputée LFI « est visée dans une vidéo qui désigne clairement sa cible. Nous demandons que l’auteur soit identifié et qu’il réponde de ses actes et que les plateformes retirent ces contenus sans délai », a ajouté M. Brengarth.

Compte relayant des contenus « islamophobes » et « xénophobes »

La vidéo a été postée sur un compte Instagram suivi par 28 800 abonnés, et relayant de nombreux contenus « islamophobes », et « xénophobes », et d’autres affichant « un fervent soutien à Israël », ou encore « faisant l’apologie des armes et de la violence », a-t-il été rapporté dans la plainte déposée par Rima Hassan.

Cette vidéo a été publiée après que l’élue a été accusée au Parlement européen d’avoir renversé des drapeaux israélien et européen lors d’une exposition consacrée à l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël, des accusations qu’elle conteste.

Le ministre des affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a dénoncé un acte « honteux et scandaleux », et son homologue français, Jean-Noël Barrot, a appelé à « des sanctions exemplaires » si ces accusations « sont avérées ».

Dans la plainte, l’avocat de Rima Hassan a expliqué qu’elle avait « retiré un drapeau israélien de son support », « en réaction » à un autre événement organisé le même jour, où « des colliers représentant une carte d’Israël englobant Gaza et les territoires occupés avaient été exposés » et au cours duquel un artiste aurait « nié l’existence même de la Palestine et des Palestiniens ».

Vous avez peut-être manqué