Un match de tennis à Roland-Garros, c’est un peu comme la projection d’un film au Festival de Cannes : pour savoir si le spectacle a plu au public, il suffit de se fier à l’applaudimètre. Et s’il a n’a pas récolté 12 minutes d’ovation comme Fjord du cinéaste roumain Cristian Mungiu, sacré sur la Croisette le 23 mai, Moïse Kouamé a largement remporté la Palme d’or du public à sa sortie du terrain, samedi 30 mai.
Tombé avec les honneurs et en quatre sets face au Chilien Alejandro Tabilo (6-4, 3-6, 4-6, 6-7) au troisième tour du tournoi du Grand Chelem parisien, le Français de 17 ans a pris date. Et les tribunes du court Suzanne-Lenglen ont déjà noté le rendez-vous avec leur nouveau chouchou l’an prochain, accompagnant ses derniers pas sur la brique pilée de la porte d’Auteuil d’un « Merci Moïse, merci Moïse, merci ! ».
Le natif de Sarcelles (Val-d’Oise) n’a d’ailleurs pas attendu de mettre son sac de raquettes sur l’épaule et de se diriger vers la sortie du court pour récolter son lot d’applaudissements. Dès son arrivée sur le terrain en début d’après-midi, il a retrouvé le public du Lenglen dans l’état dans lequel il l’avait laissé à la fin de son deuxième tour, remporté contre le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo : extatique.
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