Sir John Eliot Gardiner enlumine la musique de Bach à la Chapelle-Royale de Versailles
La Bachfest de Leipzig, qui se tient jusqu’au dimanche 21 juin, a eu l’idée originale de proposer un « Top 50 » des cantates de Bach (1685-1750). Pendant plusieurs mois, mélomanes et spécialistes ont sélectionné leurs partitions favorites, confiées au long de douze concerts à quelques-uns des plus grands interprètes actuels de la musique baroque. Parmi eux, le chef d’orchestre Sir John Eliot Gardiner, auteur d’une intégrale des cantates sacrées enregistrée pour le 250e anniversaire de la mort du Cantor de Leipzig, 27 volumes captés sur le vif publiés en 2005 sous son propre label, Soli Deo Gloria, et d’un passionnant ouvrage, Musique au château du ciel (Flammarion, 2019), où le musicien livre toute la passion qu’il voue à l’œuvre de Bach. Avant de se produire les mardi 16 et mercredi 17 juin prochains dans les églises Saint-Thomas et Saint-Nicolas de Leipzig, où Bach officia de 1723 à sa mort, le chef britannique a fait escale à la Chapelle-Royale de Versailles les jeudi 11 et vendredi 12 juin à la tête de son nouvel ensemble, Constellation, fondé en août 2024.
Veste de velours noir parée d’élégants revers bleus aux manches, le chef baroqueux de 83 ans s’est incliné devant un public nourri de mélomanes. Le programme de ce second concert, intitulé « Actus tragicus », s’ouvre avec la cantate BWV 4, Christ lag in Todesbanden (« Le Christ gisait dans les liens de la mort ») qui s’articule autour du Christ rédempteur (Pâques), du désespoir de l’homme confronté à sa propre finitude, enfin de l’abandon confiant dans la foi de Dieu et l’espérance de la vie éternelle.
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