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Soupçon d’espionnage d’une usine de drones : au cœur de l’affaire, un Biélorusse au profil amateur, qui nie les faits

· War chronicles

La justice est peu à l’aise face aux ingérences étrangères. Ces actes sont souvent peu matérialisés, les commanditaires rarement identifiés et les suspects ressemblent davantage à des pieds nickelés recrutés sur les réseaux sociaux qu’à des espions chevronnés. C’est, de nouveau, l’impression laissée après l’audition, devant le juge, de M. A., un Biélorusse, mis en examen, le 5 juin, et placé en détention provisoire pour « livraison d’information à une puissance étrangère » et « association de malfaiteurs ». Il aurait tenté d’espionner, pour le compte de Moscou, l’usine Delair, située près de Toulouse, spécialisée dans la fabrication de drones, notamment à destination des armées française et ukrainienne.

Les dirigeants de l’usine étaient sur leurs gardes. Le 1er juin, plusieurs individus avaient déjà lancé sur le bâtiment plusieurs cocktails Molotov qui n’avaient pas explosé, mais le parquet de Toulouse avait ouvert une enquête préliminaire. C’est dans ce contexte que M. A. est apparu, le 3 juin, à proximité de l’usine. Selon les éléments du dossier, dont Le Monde a eu connaissance, les techniciens qui procédaient à des essais de drones ont aperçu cet homme en train de filmer et lui ont demandé de partir, puis ils ont prévenu les gendarmes qui ont interpellé l’intéressé dans un restaurant situé à la sortie de la zone industrielle.

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