Les pierres millénaires de l’amphithéâtre romain n’oublient rien de leur histoire : le dernier concert des légendes new wave The Cure aux arènes de Nîmes remonte au siècle dernier (1998). Vingt-huit ans plus tard, Robert Smith et sa bande sont enfin de retour pour trois soirées jouées à guichets fermés, les 24, 25 et 26 juillet.
Une résidence qui clôture le festival de Nîmes et dont la programmation musicale cet été n’a jamais été aussi dense : 30 artistes s’y sont produits depuis juin, parmi eux les fringants vétérans rock Pixies, Nick Cave, Lenny Kravitz ou encore la relève pop Lorde. Une étape estivale devenue incontournable pour toute vedette internationale désireuse de se produire dans des lieux d’exception (capacité de 11 000 places). La cité gardoise inaugure ainsi la première des trois dates françaises de The Cure. Il faudra patienter ensuite jusqu’à fin août pour les revoir, respectivement à Bordeaux et Paris dans le cadre des festivals Pagaille et Rock en Seine, concerts affichant tous complets.
Car la formation britannique en activité depuis 1978 connaît actuellement un phénoménal regain de popularité. Evidemment, les quadras et quinqua connaissent par cœur leurs innombrables tubes des années 1980 et 1990, mais il faut aussi désormais compter sur la génération Z née avec les réseaux sociaux : les singles Boys don’t Cry et Friday I’m in Love dépassent chacun le milliard d’écoutes mensuel sur spotify, et figurent parmi les morceaux les plus utilisés sur Tik Tok et Instagram pour alimenter les edit, ces courtes vidéos personnalisées.
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