FRANCE.TV – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE
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La notice de l’Androcur est explicite. « Chez l’homme et chez la femme, l’utilisation d’acétate de cyprotérone a été associée à l’apparition d’une tumeur généralement bénigne du cerveau (méningiome). Le risque augmente en particulier en cas d’utilisation du médicament sur une durée prolongée (plusieurs années) ou à fortes doses sur une durée plus courte (25 mg par jour et plus). »
Mis sur le marché en 1980, l’acétate de cyprotérone, progestatif de synthèse bloquant l’action des hormones masculines, était prescrit à l’origine pour traiter le cancer de la prostate et l’hyperpilosité. Au fil des ans, son utilisation a notamment été élargie à l’endométriose, l’acné, les kystes gynécologiques, les règles douloureuses, au traitement de la ménopause, ou encore, associée à un œstrogène, comme contraceptif. Désormais, l’utilisation de cette molécule est très encadrée et exige qu’une IRM soit effectuée avant tout traitement.
Avant que cette mise en garde ne figure noir sur blanc sur la notice de l’Androcur et que les médecins soient correctement informés de ce danger, il a fallu des dizaines d’années. Entre 2006 et 2014, au moins 400 000 femmes en France ont été fortement exposées à la molécule. Pour sa deuxième enquête documentaire, Elise Richard a choisi de partir de son propre cas. Atteinte d’un méningiome après avoir pris de l’Androcur pendant presque dix ans pour lutter contre une importante chute de cheveux, la journaliste part à la rencontre de plusieurs victimes, de médecins, de chirurgiens et d’avocats pour démêler l’écheveau des responsabilités.
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