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Une avocate d’Hacène Larbi, alias « le H », a été mise en examen et écrouée, soupçonnée de « communication non autorisée »

Une avocate d’Hacène Larbi, alias « le H », a été mise en examen et écrouée, soupçonnée de « communication non autorisée »

Une avocate d’Hacène Larbi, alias « le H », condamné en mai à douze ans de prison par le tribunal de Paris, a été mise en examen et placée en détention provisoire, soupçonnée de lien non autorisé avec un prisonnier, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de source proche du dossier.

Une avocate a été interpellée et placée en garde à vue mercredi dernier « dans le cadre d’une enquête préliminaire diligentée par le Parquet national anticriminalité organisée » (Pnaco), a de son côté annoncé, mardi 7 juillet au soir, ce parquet spécialisé, dans un communiqué.

Des éléments « fournis par la direction générale de l’administration pénitentiaire concernant un détenu » ont permis de soupçonner des « échanges illicites », « notamment la communication par ce dernier, via son avocat, d’informations transmises à des tiers ou à destination de personnes impliquées dans des groupes criminels », a détaillé la procureure de la République anticriminalité organisée, Vanessa Perrée.

Cette avocate a été mise en examen vendredi pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de délits punis de dix ans d’emprisonnement et de crimes » et « communication non autorisée avec un détenu par une personne habilitée à entrer dans l’établissement pénitentiaire ou à approcher des détenus », a poursuivi Mme Perrée. Elle a été placée en détention provisoire mardi, poursuit la magistrate. « Il est rappelé qu’à ce stade, la personne mise en examen demeure présumée innocente », relève-t-elle.

Pas de liens avérés entre Hacène Larbi et la DZ Mafia

Dans son communiqué, le Pnaco précise que l’enquête préliminaire avait été lancée à la suite de renseignements « concernant un détenu incarcéré à l’établissement pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe », sans citer le nom d’Hacène Larbi.

Mi-mai, ce dernier a été condamné à douze ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir recruté, de sa prison, un adolescent chargé d’une exécution à Marseille. Le jeune homme de 24 ans représente « une dangerosité » en raison de « l’extrême gravité des faits », avait estimé la présidente lors de l’audience, qui a déploré son « absence de prise de conscience » et de « culpabilité ».

Hacène Larbi avait pu revendiquer par le passé avoir agi pour le compte de la DZ Mafia, groupe criminel protagoniste de nombreux règlements de comptes sur fond de narcotrafic à Marseille. D’abord évoqués, ses « liens avec la DZ Mafia ne [sont] pas avérés », avait toutefois précisé la présidente du tribunal à l’audience.

Plus tôt cette année, un avocat lyonnais a été placé à l’isolement, soupçonné d’avoir été corrompu, permettant à un des chefs présumés de la DZ Mafia de communiquer avec l’extérieur depuis l’une des nouvelles prisons de haute sécurité.

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