De quoi les violences qui ont éclaté dans la soirée du samedi 30 mai, après la victoire du PSG face à Arsenal en finale de la Ligue des champions de football, sont-elles le symptôme ? Ces actes ont causé à l’échelle de toute la France 219 blessés, dont 178 parmi les forces de l’ordre, selon le ministère de l’intérieur. Deux personnes sont en outre mortes noyées dans la Seine, et une troisième a perdu la vie dans un accident de scooter à la sortie du boulevard périphérique.
Face à la diffusion d’images de pillage et de tirs de mortier d’artifice en direction des forces de l’ordre, le gouvernement, la droite et le Rassemblement national (RN) avaient dénoncé des faits de guérilla urbaine causés par des bandes constituées, issues en priorité des quartiers populaires, notamment de la banlieue parisienne. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, avait dénoncé, le 1er juin sur France Inter, des « voyous, qui sont des jeunes casseurs », « profitant des victoires du Paris Saint-Germain ».
Le député européen (Les Républicains) François-Xavier Bellamy avait, lui, condamné le « projet » d’« une minorité » destinée à « démontrer sa capacité à s’imposer et à détruire ». Après avoir dénoncé des scènes de « guerre civile », Jordan Bardella, le président du RN, a, lui, établi un « lien avec l’immigration ».
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