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Violences dans le périscolaire parisien : la commission présidée par Antoine Garapon démarre ses travaux

Violences dans le périscolaire parisien : la commission présidée par Antoine Garapon démarre ses travaux

Après des années passées auprès des victimes de violences sexuelles dans la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (Ciase) puis en dirigeant la Commission reconnaissance et réparation lancée ensuite, Antoine Garapon n’ignorait pas que présider une nouvelle mission sur les violences faites aux enfants pouvait se révéler humainement éprouvant. Mais le « sentiment d’urgence » face aux « drames du périscolaire parisien » a achevé de convaincre ce magistrat d’accepter de diriger la commission indépendante voulue par le maire de Paris, Emmanuel Grégoire (Parti socialiste).

« Pendant des années, j’ai vu des gens de 65 ans et plus qui révélaient les violences dont ils avaient été victimes enfants et dont la vie avait été dévastée. Là, on va pouvoir prendre le problème plus tôt, au début », espère l’ancien juge des enfants, dont la commission a été installée mercredi 1er juillet dans un hôtel particulier de l’île Saint-Louis appartenant à la Ville de Paris. Mandaté pour « analyser l’ensemble des dysfonctionnements ayant pu survenir [dans le périscolaire] et formuler auprès de l’exécutif parisien toutes les recommandations qui [lui] sembleront utiles pour y remédier », selon sa lettre de mission, Antoine Garapon s’est entouré d’un collège de douze experts « d’horizons divers ». « Nous traversons un moment social particulier et la manière dont nous concevons le rôle de cette commission est de le comprendre, de l’analyser et de trouver des voies de sortie pour une meilleure protection de l’enfant vis-à-vis d’un type de violence qui intéressait peu autrefois, et qui pose des problèmes auxquels il faut se confronter de manière sereine », a-t-il résumé.

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