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Violences sexuelles ou sexistes dans le périscolaire à Paris : Emmanuel Grégoire annonce que 52 animateurs ont été suspendus depuis le 1ᵉʳ janvier

Violences sexuelles ou sexistes dans le périscolaire à Paris : Emmanuel Grégoire annonce que 52 animateurs ont été suspendus depuis le 1ᵉʳ janvier

La Ville de Paris, secouée par un scandale d’agressions dans le périscolaire, a suspendu 132 animateurs depuis le 1er janvier 2026, dont 52 pour « suspicion de violences sexuelles ou sexistes », a annoncé, mardi 9 juin, le nouveau maire socialiste, Emmanuel Grégoire.

« A date, le nombre de suspensions s’élève à 132 depuis le 1er janvier, dont 52 pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes. Ces suspensions font systématiquement l’objet de l’arsenal de déclenchement d’enquêtes administratives, de saisines du parquet », a souligné l’élu, en marge de la visite d’une école du 17e arrondissement, dans le nord-ouest parisien.

Emmanuel Grégoire a par ailleurs annoncé le lancement d’une « commission d’enquête indépendante », confiée à l’ancien juge des enfants Antoine Garapon, qui aura « carte blanche pour faire des préconisations et analyser tout ce qu’il s’est passé ». « C’est un garant de compétence, d’indépendance et d’autorité morale », s’est félicité le maire de Paris, expliquant que le périmètre de la commission correspond au périscolaire des écoles parisiennes. « Je veux comprendre ce qui peut encore défaillir dans l’organisation actuelle et tirer l’enseignement de tout ce qui s’est passé », a-t-il ajouté.

Emmanuel Grégoire, qui a fait du périscolaire la « priorité absolue » de son début de mandat, avait promis en avril, dans un entretien au Monde, un plan d’action à 20 millions d’euros, promettant une « tolérance zéro » en cas de suspicion, un audit « indépendant » et des mesures pour rendre moins précaire la filière de l’animation.

Une « convention citoyenne sur la protection et les temps de l’enfant » doit en outre remettre ses conclusions fin juin.

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