Successeur d’Eric Ruf, Clément Hervieu-Léger a pris, le 4 août 2025, ses fonctions à la tête de la Comédie-Française dont il est membre depuis vingt ans. Dans un entretien au Monde, ce comédien et metteur en scène, sociétaire honoraire depuis janvier, explique les enjeux artistiques et financiers de cette institution théâtrale et dévoile les temps forts de la saison 2026-2027.
Pourquoi avez-vous voulu devenir administrateur de la Comédie-Française ?
Par amour de cette maison, par goût pour les institutions et, enfin, parce que je suis un enfant du service public et que j’ai foi en lui. Par ailleurs, Eric Ruf, mon prédécesseur, était arrivé au terme des trois mandats qu’il pouvait accomplir à la tête de la Comédie-Française. Je savais qu’ils ne seraient pas renouvelés, ce qui ouvrait sans encombre la question de sa succession. Mon objectif est que cette exception française, subventionnée par l’Etat, et qui n’a jamais cessé son activité depuis sa création en 1680, reste en phase avec son temps et se projette dans l’avenir. Cette utopie théâtrale doit pouvoir perdurer.
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