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Voile : la Vendée Arctique, course vers le cercle polaire et première étape vers le Vendée Globe 2028

Voile : la Vendée Arctique, course vers le cercle polaire et première étape vers le Vendée Globe 2028

« Ce qui fait le plus peur, c’est que nos bateaux sont fragiles. Je peux très bien me retrouver dans le radeau de sauvetage par 66 ° Nord, tout seul, sur de l’eau à 1 ou 2 degrés. » A quelques jours de disputer la Vendée Arctique, la formule de Corentin Horeau, skippeur de MACSF, dit beaucoup de l’exigence et du danger imposés par cette course en solitaire à ses participants. Le départ de la troisième édition a été donné dimanche 7 juin.

Neuf bateaux de classe Imoca (monocoques de 18 m) laisseront Les Sables-d’Olonne (Vendée) dans leur sillage pour franchir le cercle polaire arctique à la longitude de leur choix, avant de revenir à leur point de départ entre le 15 et le 17 juin. Un parcours d’environ 3 000 milles nautiques (soit 5 550 kilomètres), sans route imposée, ni de point de passage intermédiaire obligé. Seule la frontière invisible du 66e parallèle est à passer. Le reste du chemin est à inventer.

Cette liberté donne à la course tout son intérêt stratégique. « A un moment, on va être obligé d’inventer des choses », prévient Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei). Le skipper italien de 34 ans, qui disputera sa première course en solitaire en Imoca, a une certitude : « Rien ne se passera comme prévu. » A 30 ans, Elodie Bonafous (Association Petits Princes-Quéguiner), qui vit sa deuxième saison sur le circuit, voit dans ce parcours ouvert une épreuve de méthode autant que d’audace : « Cela va demander de décomposer énormément le travail. »

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