Yerai Cortés, le guitariste flamenco qui veut « toucher les cœurs »
Le joueur de flamenco Yerai Cortés, 31 ans, a posé sa guitare sur le canapé de sa maison de disques dans le 20ᵉ arrondissement de Paris. L’instrument est là, de tout son long, à portée de main, si jamais l’envie venait à son propriétaire de jouer quelques accords. C’est comme cela, explique-t-il que son père, Miguel, laissait sa gratte sur le sofa de leur maison à Alicante quand il était enfant. Intrigué, il s’en était saisi et avait appris à jouer les alegrias, fandangos et bulerias, les différents styles du flamenco. Lorsque ses parents se séparent, l’adolescent accompagne son père dans son tablao flamenco, sorte de café-concert consacré à ce style musical. Sa mère, métisse gitane originaire de Palma de Majorque, est chanteuse.
Le vendredi 3 juillet, le trentenaire, locomotive de la scène flamenco en Espagne, sera à la Philharmonie de Paris dans le cadre du festival Days Off, pour présenter son dernier album, Popular, paru en avril. Le soir de la rencontre avec Le Monde, Yerai Cortés jouait pour quelques invités dans l’auditorium de sa maison de disques. En coulisses, la chanteuse Theodora était venue jeter une oreille.
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