Réputée pour son atmosphère hostile, la salle du Thunder d’Oklahoma City n’a plus fait le moindre bruit après la défaite, samedi 30 mai, des champions NBA en titre lors du septième match décisif des finales de Conférence Ouest. Ce sont les San Antonio Spurs, portés par leur star Victor Wembanyama (22 ans), qui défieront les New York Knicks en finales de la NBA.
Emu, le géant français de 2,24 m a laissé couler ses larmes après cette qualification obtenue de haute lutte (quatre victoires à trois), avant d’exulter dans les bras de ses partenaires. « On ressent tellement de choses au cours d’une saison, d’une série de playoffs, on n’a pas le temps de se poser. J’ai réalisé qu’on était en finale (…) lors des cinq dernières secondes du match 7 », a raconté, mardi 2 juin, le natif du Chesnay (Yvelines).
Le rêve de remporter le trophée Larry O’Brien, qui récompense les champions NBA devient tangible. Sa concrétisation a commencé mercredi 3 juin (jeudi à 2 h 30, heure de Paris) pour la première manche face aux Knicks. « Impossible de ne pas savourer. Mon réservoir à émotions n’est pas assez grand, ça déborde », verbalisait, samedi 30 mai, le Français, qui a encore changé de dimension cette saison. La finale a toutefois commencé par une défaite (95-105) lors de cette première rencontre.
Il est comme ça, Victor Wembanyama. Pas du genre à porter un masque quand ça bouillonne à l’intérieur. Quelques minutes avant le début de la série face au Thunder, il avait ainsi fulminé depuis le banc de touche lors de la remise du trophée de MVP (« most valuable player », meilleur joueur de la saison) au meneur d’Oklahoma City, Shai Gilgeous-Alexander. Troisième des votes pour cette récompense, le Français s’est vengé sur le parquet avec une performance de haute volée (41 points, 24 rebonds, 3 passes décisives et 3 contres). Satisfait, « Wemby » a laissé éclater sa joie après le match.
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